Biodiversité et écosystèmes

Sciences participatives : contribuer à l’observation

Une promenade peut devenir une observation utile lorsque l’on suit un protocole et que l’on transmet ses résultats. Les sciences participatives associent ainsi citoyens observateurs et équipes de recherche pour mieux connaître la nature et la biodiversité. On…

Une promenade peut devenir une observation utile lorsque l’on suit un protocole et que l’on transmet ses résultats. Les sciences participatives associent ainsi citoyens observateurs et équipes de recherche pour mieux connaître la nature et la biodiversité.

On peut commencer près de chez soi, en ville, à l’école, en forêt ou sur le littoral, sans expertise naturaliste préalable. Le choix d’un observatoire adapté et la régularité des relevés donnent à chaque contribution citoyenne une utilité concrète.

A retenir :

  • Observatoires adaptés au lieu, aux espèces et au niveau de pratique
  • Protocoles simples pour produire des observations comparables
  • Collecte de données utile aux inventaires et à la recherche scientifique
  • Participation accessible depuis un jardin, une école ou le littoral

Choisir un observatoire de sciences participatives adapté

Partir de son lieu et de ses intérêts

Pour trouver un programme pertinent, mieux vaut partir d’un endroit fréquenté régulièrement et d’un sujet qui suscite une vraie curiosité. Le portail OPEN permet de filtrer les observatoires par région, milieu, thème, espèces et niveau de connaissance demandé.

Ces filtres couvrent des contextes variés : parcs et jardins, terres agricoles, eaux intérieures, montagnes ou espaces protégés. Une personne qui observe surtout depuis son balcon peut privilégier les oiseaux, les plantes ou les pollinisateurs, tandis qu’un usager de la mer peut chercher un protocole consacré aux cétacés ou aux raies.

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Comparer les programmes avant de s’inscrire

Les observatoires n’attendent pas tous le même type de contribution : certains demandent des observations sur le terrain, d’autres proposent d’annoter des images à distance. Selon le portail OPEN, les filtres de recherche facilitent le repérage des programmes selon leur sujet et leur niveau d’accès.

Par exemple, Pl@ntNet aide à recenser la flore, tandis qu’Espions des océans invite à examiner des images marines. KETOS, lui, fournit des kits aux usagers de la mer pour recueillir des observations visuelles et acoustiques sur les cétacés.

Des critères utiles pour comparer les observatoires :

  • Lieu de pratique et milieux accessibles régulièrement
  • Espèces ciblées et objectifs de suivi scientifique
  • Temps demandé, matériel nécessaire et fréquence des relevés
  • Niveau de connaissance attendu et aide à l’identification

Programme Objet observé Contribution proposée
KETOS Cétacés Observations visuelles et acoustiques en mer
Phyt’Abeilles Abeilles sauvages et ressources florales Suivi en milieu agricole
MAEO Raies et requins des Mascareignes Transmission d’observations des usagers de la mer
Espions des océans Faune des milieux marins Annotation d’images étudiées par l’Ifremer
Pl@ntNet Flore Recensement à l’aide d’outils mobiles

Réaliser une observation et une collecte de données fiables

Suivre le protocole sans compliquer le geste

Une fois l’observatoire choisi, le protocole indique quoi observer, à quel moment et comment transmettre l’information. Selon le Muséum national d’histoire naturelle, des programmes structurés permettent au public de contribuer à la connaissance de groupes variés, comme les oiseaux, les insectes ou les plantes.

La consigne peut demander de noter une espèce, un lieu et une date, ou de répéter un comptage dans des conditions définies. La précision importe davantage qu’une longue description : une donnée correctement renseignée peut être comparée à d’autres relevés.

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Décrire ce qui a été vu, sans compléter les lacunes

Sur le terrain, un doute d’identification ne justifie pas de deviner : il vaut mieux utiliser les outils proposés, joindre une photographie si le protocole l’autorise ou signaler l’incertitude. Selon l’Ifremer, l’annotation d’images permet aussi à des participants d’aider à documenter la faune des milieux marins.

Quelques repères améliorent la qualité des relevés :

  • Respecter les consignes et les périodes d’observation prévues
  • Noter le lieu, la date et les conditions demandées
  • Signaler les observations incertaines plutôt que les présenter comme sûres
  • Éviter de déranger les espèces ou de dégrader leur habitat

Le même principe vaut pour un inventaire d’oiseaux dans un jardin ou l’identification d’une plante avec un téléphone. La méthode rend les données exploitables et évite de confondre une impression isolée avec une évolution réelle.

Comprendre l’utilité des citoyens observateurs

Multiplier les regards pour suivre le vivant

Les équipes scientifiques ne peuvent pas être présentes partout et en permanence ; un réseau de participants élargit donc les lieux et les périodes observés. L’intérêt ne tient pas seulement au nombre de relevés : des données recueillies selon un protocole commun peuvent révéler des tendances qu’une observation ponctuelle ne montrerait pas.

Le suivi de la biodiversité sur plusieurs saisons peut, par exemple, documenter la présence d’espèces dans différents milieux. Phyt’Abeilles associe recherche et enseignement agricole autour des abeilles sauvages et des ressources florales, tandis que MAEO valorise les observations de raies et de requins des Mascareignes.

Faire vivre une contribution régulière et réaliste

Participer ne signifie pas consacrer chaque jour plusieurs heures à la recherche. Une observation occasionnelle reste utile si elle respecte les consignes, et un engagement régulier devient plus facile lorsqu’il s’intègre à une promenade, à une sortie scolaire ou à une activité professionnelle.

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Pour choisir un rythme tenable, quelques options sont possibles :

  • Associer les relevés à un trajet ou une sortie habituelle
  • Choisir une seule espèce ou un milieu familier au départ
  • Consulter les consignes avant chaque période de suivi
  • Transmettre les observations même lorsque l’espèce recherchée est absente, si le protocole le demande

Cette dernière situation peut sembler peu spectaculaire, mais une absence constatée dans les conditions prévues complète l’inventaire. Avec le temps, les citoyens observateurs apprennent aussi à mieux lire leur environnement, tandis que leurs relevés alimentent un travail collectif de recherche scientifique.

À retenir

Choisir un logiciel de base de données comme un projet, pas un réflexe

Qu'il s'agisse du choix d'un SGBD relationnel, d'une migration vers le cloud ou de la mise en place d'une politique de sécurité, chaque étape mérite d'être anticipée. Comprendre les contraintes réelles du projet permet d'en tirer aussi des bénéfices concrets : performance, fiabilité et maîtrise des coûts.

Pour aller plus loin

  • Vérifier l'adéquation entre le modèle de données et le moteur envisagé
  • Comparer les offres cloud managées et leurs services additionnels
  • Sécuriser l'accès et le chiffrement de vos données sensibles
  • Impliquer votre équipe technique dès la phase de conception